Sensibiliser et comprendre le phénomène de la déperdition thermique était l'objectif d'une première nuit de la thermographie organisé par Quercy Energies en partenariat avec le Parc Naturel Régional des Causses du Quercy, le 24 janvier dernier à Lalbenque à la maison communautaire.
On sait aujourd'hui qu'en France le bâtiment représente à lui seul 40% des dépenses énergétiques essentiellement pour le poste chauffage. Or, les défauts d'isolation sont dans la plupart des cas responsables de ces pertes.
la thermographie infrarouge dans le bâtiment
La caméra infra rouge est un outil de diagnostic et d'étude thermique performant puisqu'il permet de visualiser des phénomènes de déperdition thermique du bâtiment invisibles à l'oeil nu. Son fonctionnement prend en compte les températures de surface et l'emissivité des matériaux, c'est à dire le rayonnement émis par les parois au-dessus de - 273°C (zéro absolu). Si l'environnement ne perturbe pas ces mesures (rayonnement réfléchi), l'outil permettra de mettre en avant :
- l'absence ou des points de faiblesse d’une isolation
- des pertes de chaleur consécutives aux ponts thermiques (escalier extérieur, jonction murs-balcons, jonctions murs-toits…), la présence d’humidité lié au point de rosée.
- des défauts d’huisseries (tableaux, joints d'étancheïté), défauts des systèmes de ventilation et conduits (grilles de ventilation)
- des fuites du gros œuvre : défauts de maçonnerie (fissures, défauts de crépis…), problèmes liés aux infiltrations d’eau.
Après une présentation des différentes applications de l’imagerie thermique infra-rouge (du bâtiment à la médecine) par Christophe Damay, conseiller Info-Energie, la vingtaine de participants a ainsi déambulé dans les rues de Lalbenque, caméra thermique au poing, essayant de repérer les déperditions de chaleurs des maisons du village.

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extrait d'un cliché pris avec la caméra thermique





