Une maison en harmonie avec la nature, la plus respectueuse possible de son environnement et de ses habitants ! Un rêve peut-être pour certains, mais que d’autres ont néanmoins réussi à mettre en oeuvre, à leur échelle et en tenant compte de leurs moyens. De quoi donc inspirer une foule de futurs prétendants à se lancer à leur tour dans l’entreprise en découvrant notamment tout au long de l’année écoulée des maisons écologiques, écoconstruites pour la plupart en paille ou bois, équipées d’installations ayant recours aux énergies renouvelables (cuisinières bouilleur, chauffe-eau et chauffage solaire, poêle à bois ou granulés, chaudières à granulés etc.).
Ces visites ont été animées par le conseiller Info-Énergie de Quercy Énergies, en présence d’installateurs, parfois architectes et autres professionnels du bâtiment et de l’écoconstruction. Sans oublier les propriétaires qui ont chaleureusement ouvert leurs portes et échangé leurs expériences avec les participants.
Construire en fibres végétales :
Économique et écologique la construction en paille a le vent en poupe : ce matériau naturel, excellent isolant s’avère également facile à mettre en œuvre, ce qui serait une des clés de son succès auprès des auto et écoconstructeurs. D’autres fibres végétales sont également de plus en plus souvent employées dans la construction : bois, paille, chanvre etc. Leur utilisation est multiple : comme matériau de structure (ossature bois, paille porteuse…) ou encore d’isolation. Dans les deux cas elles présentent de nombreux avantages : écologiques, économiques, fonctionnels. L’intérêt du bois par exemple, comme matériau structurel, s’explique par sa facilité d’assemblage et d’utilisation, son coût, sa capacité à stocker le carbone, ses qualités mécaniques. Il n’impose pas de recours à l’eau, et offre dans la mesure où on s’approvisionne en bois de provenance locale, un excellent bilan carbone.
De quels avantages ces matériaux disposent-ils en terme d’isolation par rapport à une approche plus traditionnelle du bâtiment ?
- Le bois fixe le CO2, il consomme également peu d’énergie de sa fabrication à son recyclage.
- La performance de conductivité et la résistance thermique qui permettent d’évaluer le pouvoir isolant d’un matériau est dans la plupart des cas excellente pour les fibres végétales : équivalente dans bien des cas (pour la laine de bois, le liège, le chanvre) aux performances des laines minérales (laine de verre, laine de roche).
- La densité et le conditionnement des fibres végétales permettent de jouer sur la masse volumique, ce qui favorise l’inertie et la capacité de stocker la chaleur d’été dans le matériau. Grâce au temps de stockage - destockage, la chaleur de la journée sera restituée dans l’habitat la nuit, permettant ainsi d’éliminer facilement ce surplus de chaleur par une ventilation adaptée
- Les fibres végétales ont la capacité d’éliminer naturellement la vapeur d’eau produite dans les maisons et donc de lutter contre l’humidité. Cette particularité permet de se passer de la barrière étanche qu’est le pare-vapeur (utilisé pour éviter les phénomènes de condensation dans les parois), et de limiter le renouvellement d’air à sa fonction première « renouveler l’air ».
Prochains rendez-vous : une « Nuit de la thermographie» organisée le 24 janvier prochain à Lalbenque en collaboration avec le Parc Naturel Régional des Causses du Quercy, autour d'avril 2012 lancement du nouveau programme des visites écoconstruites.





