Johann V

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Lundi, 26 Novembre 2012 11:13

Smooth : colloque mobilité à Cahors

Organisation à Cahors du colloque de fin de programme de SMOOTH mobility

Un programme destiné à lancer des actions et une réflexion de fonds sur l'éco-mobilité sur un territoire "rurbain".

Ce colloque clôture 3 années d'expérimentations, d'échanges et de travail au sein de la Communauté de Commune du Grand Cahors, de la Ville de Cahors, avec Quercy Energies, l'Agence Régionale pour le Développement Durable (ARPE), et de nombreux partenaires européens.

De la ruralité à l’urbanité : quelles solutions de déplacements intégrées et sécurisées ?

La clôture du projet européen S.M.O.O.T.H. (Safety and Mobility Optimization for sustainable Transport and Health), dont le Grand Cahors est le leader, est l’occasion de vous convier à une journée d’échanges sur le thème de la mobilité et de ses adaptations aux réalités territoriales. Qu’ils soient issus de zones urbaines, rurales ou interurbaines, les acteurs des territoires souhaitent agir en faveur d’une mobilité durable. Le partage d’expériences constitue une aide à la décision pour trouver des solutions intégrées de transport, tant du point de vue stratégique que technique. Ce colloque s’adresse aux acteurs publics qui travaillent sur le thème de la mobilité, particulièrement les élus locaux et techniciens des collectivités territoriales, mais aussi aux acteurs privés. Les contributions des représentants des territoires engagés dans le projet SMOOTH (Chypre, la ville de Kaunas en Lituanie et le Pays des vallons de Vilaine en Bretagne) permettront d’enrichir le contenu des débats. Cette journée sera animée par un intervenant extérieur et un service de traduction français-anglais et anglais-français sera proposé aux participants.

Télécharger le programme ICI

S'inscrire ICI

Directive Efficacité Energétique : la France va-t-elle enfin passer de la parole aux actes ?

 

Alors que la campagne présidentielle détourne l’attention de nos concitoyens des travaux législatifs en cours, les associations de protection de l'environnement, les associations de consommateurs et les associations de promotion de l’efficacité énergétique dans le secteur du bâtiment souhaitent interpeller le gouvernement sur les opportunités que représente la directive sur l’Efficacité Energétique en préparation à Bruxelles et lui demandent instamment d’adopter une position constructive pour que cette Directive soit ambitieuse.

L’énergie la moins chère et la moins polluante est celle que l’on ne consomme pas. Ce credo, maintes fois répété et agréé en France lors du Grenelle de l’Environnement et plus récemment lors de la table ronde nationale sur l’efficacité énergétique, se voit aujourd’hui offrir une chance de prendre une dimension européenne grâce au projet de directive sur l’efficacité énergétique qui fera à partir du 13 avril l’objet d’une négociation tripartite entre la Commission européenne, les Etats-Membres et le Parlement Européen.

Après l’adoption d’un texte ambitieux par le Parlement européen, les premières prises de position officielles de l’administration française sur le projet suscitent l’étonnement et nombre de leurs demandes inquiètent, comme la suppression du plan de long terme de rénovation de l’ensemble du parc immobilier, l'affaiblissement de l'ambition de développement de la cogénération ou bien encore l’exclusion des collectivités locales de l’obligation de rénovation des bâtiments publics. De plus, alors que le coût des carburants bat actuellement des records, la demande de ne pas prendre en compte dans l’assiette de calcul des pans entiers de la consommation énergétique française mène à une diminution de 40% des objectifs globaux d’économies d’énergie. La position Française actuelle conduirait donc à revoir considérablement à la baisse les ambitions de la Directive proposées par la Commission et le Parlement ; elle apparaît aussi en complet décalage avec les objectifs et exigences fixées dans les lois Grenelle 1 et 2  et avec la volonté affichée par le Gouvernement lors de la concertation nationale fin 2011.

 

Avec 40% des consommations totales d’énergie en France et en Europe, le secteur du bâtiment représente un enjeu majeur à la fois pour notre indépendance énergétique et dans la lutte contre les changements climatiques. L'efficacité énergétique est une source majeure de création de valeur économique et d’emplois non délocalisables. Elle permettra aux consommateurs, dont le rôle est central, de ne pas subir la hausse  endémique du coût de l’énergie en maitrisant leur consommation. Elle permettra enfin de résorber structurellement la précarité énergétique dont l’urgence de traitement a été largement soulignée par le dernier bilan du médiateur de l’énergie.

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La campagne électorale doit renforcer l’attention des décideurs sur une directive dont les enjeux sociaux, économiques et environnementaux sont cruciaux pour notre pays. Cette dernière doit également faire partie des préoccupations de tous les candidats puisque elle sera l’un des dossiers à défendre en priorité lors des premiers mois de la nouvelle mandature.

Forte de ses acquis nationaux, la France doit prendre la mesure de ce texte et réaliser qu’elle a plus à gagner qu’à perdre en faisant preuve d’audace et de volontarisme à Bruxelles afin d’aboutir au vote d’une directive efficacité énergétique ambitieuse, pour 2020 mais aussi pour 2050.

Appel aux réseaux, publications, organisations engagés pour La Transition Énergétique !

 

Énergie Partagée, mouvement citoyen qui accompagne et finance des projets locaux de production d'énergies renouvelables et de maîtrise de l'énergie, a lancé sa première collecte d’investissement citoyen auprès des particuliers et des organisations en septembre 2011.

 

Cet appel à  l'épargne solidaire s’achèvera en septembre 2012, avec un objectif de 3 millions d'euros. Nous en sommes aujourd'hui à près de 800 000€. Il nous reste donc encore à mobiliser et informer largement autour de cette opération afin de collecter plus de 2 millions supplémentaires dans les 4 mois à venir.

Les 3 millions d'euros rassemblés permettront, par effet de levier, de financer de 27 à 30 millions d'euros de projets d'énergies renouvelables d'initiative citoyenne, soit l'équivalent de 10 éoliennes de 2 MW, ou 400 000 m2 de photovoltaïque, ou 100 000m2 de rénovation thermique de logements soit l'équivalent de 1 500 appartements.

Atteindre l'objectif de cette première collecte constitue un enjeu majeur.

Nous démontrerons ainsi que l'implication citoyenne est une réalité, une voie nouvelle, innovante, dynamique pour accompagner la production décentralisée de l'énergie.

La Transition Énergétique implique une réappropriation sociale de ces problématiques, historiquement confisquées au nom d'une politique énergétique nationale exclusive, au détriment des territoires. L'implication publique et citoyenne dans les projets d'énergies renouvelables et d'économies d'énergie permettra d'améliorer les retombées économiques locales et de conforter leur bonne intégration territoriale.

La Transition Énergétique est une nécessité, l'implication citoyenne via Energie Partagée représente une des conditions permettant d'opérer le basculement des politiques énergétiques.

 

Au-delà de la réponse nécessaire aux besoins de financement des projets actuellement accompagnés par le mouvement Énergie Partagée, il est déterminant de réussir ce premier appel à souscriptions  pour poursuivre sereinement la collecte et faire émerger d'autres projets citoyens, comme le fait  Terre de Liens pour les terres agricoles.

Énergie Partagée soutient déjà des projets par des apports en fonds propres :

-        Parc éolien citoyen de Béganne, en pays de Vilaine,

-        Toiture solaire sur le lycée Agricole de St-Gervais-en-Auvergne,

-        et bien d'autres...

 

Énergie Partagée est en France le seul outil d'investissement dans les énergies renouvelables qui soit CITOYEN et SOLIDAIRE.

En plein démarrage, Énergie Partagée dispose encore de peu de moyens de fonctionnement humains et financiers.

 

APPEL est donc lancé à tous les réseaux, publications, organisations, ONG... pour relayer le message d’Énergie Partagée :

 

Ensemble, devenons coproducteur des énergies citoyennes !

 

Vous le pouvez ! A vous d'opter pour le mode de communication le plus adapté !

-        envoi d'un Emailing de souscription réalisé par nos soins à votre base de donateurs / adhérents,

-        article de fond /brève d'info, dans votre revue, sur votre site Internet,

-        interview de fondateurs et/ou de porteurs de projets soutenus par Énergie Partagée,

-        diffusion de documents (flyer, affiches, bulletin de souscription) Énergie Partagée lors de vos événements, conférences, stand, AG...

-        encartage du dépliant de souscription dans votre revue,

-        sollicitation de notre réseau d'ambassadeurs pour vos conférences, débats, salons...,

-        co-organisation de conférences publiques autour de la transition énergétique et de ses solutions locales,

-        mise en place de liens vers le site Énergie Partagée sur vos supports Internet (site, pages Facebook, Twitter...),

-        affichage de bandeaux animés sur vos sites Internet, blogs...,

-        transfert de ce message à vos propres réseaux.

 

Quel que soit votre engagement  pour cet Appel, il sera utile !

 

Pour concrétiser la Transition Énergétique,

pour lutter contre le gaspillage et la précarité énergétique,

pour lutter contre le gaspillage  des ressources non renouvelables,

pour la santé et l'environnement,

pour contrecarrer le réchauffement climatique,

pour des énergies renouvelables au cœur des territoires,

pour des énergies renouvelables citoyennes, non contrôlées par les forces financières du marché mondial,

pour une finance citoyenne au service des biens communs.

 

Nous comptons sur vous,

EnéRgétiquement votre.

 

 

Christel Sauvage, présidente, Energie Partagée Association & Enercoop Ardennes-Champagne,

Jacky Blanc, président, Energie Partagée Investissement,

Patrick Behm & Julien Noé, directeurs, Enercoop,

Jean-Marc De Boni, président du directoire, Nef,

Thierry Salomon, président, association NégaWatt,

Benjamin Dessus, président, Global Chance,

Marc Jedliczka, directeur général, Hespul,

Madeleine Charru,présidente, Cler,

Bernard Laponche, Global Chance, Amis d'Enercoop,

Anne Bringault, présidente, Amis d'Enercoop,

Alain Golfier , gérant, Site à Watts,

Alain Ridard, président, Éoliennes en Pays de Vilaine,

Emmanuel Julien, président du directoire, Sergies,

Annick Mortier, président, ALE 08,

Christophe Berard, président, Inddigo,

Philippe Vachette, fondateur, Solira,

Jacques Quantin, gérant, Confluences.

 

Contact :

Olivier Berland, en charge de la mobilisation Appel à souscription,

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Portable : 06 87 46 70 73, Direct 01 80 18 92 29

www.energie-partagee.org

Twitter : EnergiePartagee , Facebook : Energie Partagée

9/11 avenue de Villars, 75007 Paris

 

 

 


[1] Visa n°11-417 de l'Autorité des Marchés financiers délivré le 19 septembre 2011, valant jusqu'au 18 septembre 2012.

[2] Énergie Partagée soutenant les projets à hauteur de 10 à 15% de l’investissement total nécessaire.

[3] Sur base d'une surface moyenne de 66m2 par appartement en France Métropolitaine en 2006, source Insee.

[4] A ce jour Terre de Liens à ainsi collecté 25 millions d'Euros en 5 appels, qui ont permis de soutenir de nombreux projets d'agriculture biologique.

[5] Avec une Charte Fondatrice.

[6] Le capital d'Énergie Partagée a reçu le Label Finansol  http://www.finansol.org/UPLOAD/rubrique/pages/48/48_rubrique.php

 

Tous les documents sont disponibles sur le site internet d’Energie Partagée : www.energie-partagee.org.

 

 

A écouter sur le même sujet un reportage de Radio éthic

Mercredi, 04 Mai 2011 10:38

La Zone : Tchernobyl 25 ans après

Tchernobyl reste l'endroit le plus dangereux du monde...

25 ans après, un retour sur la "Zone", ou plutôt les "Zones" autour de Tchernobyl et Pripiat, la ville fantôme.

Cliquez sur le ce lien pour explorer ce webdocumentaire (redirection vers Lemonde.fr)

 

Enercoop, coopérative d'intérêt collectif et fournisseur d'électricité 100% renouvelable, est à l'équilibre pour la deuxième année consécutive

Connaissez-vous Enercoop ?

Enercoop est un fournisseur d'électricité d'origine 100 % renouvelable créé à l'initiative de 22 acteurs, parmi lesquels Greenpeace, les Amis de la Terre, Biocoop, le Comité de Liaison Énergies Renouvelables et la Nef, pour développer les énergies renouvelables et promouvoir la maîtrise de la consommation. Enercoop s'approvisionne auprès de producteurs d'énergie photovoltaïque, éolienne, hydraulique et biogaz.


Société Coopérative d'Intérêt Collectif, ses bénéfices sont statutairement réinvestis dans la production d'énergies renouvelables et la maîtrise de la consommation d'énergie.

Le projet Enercoop est fondé sur une vision combinant intérêt collectif et ambition écologique. Il associe le développement de nouveaux moyens de production d'électricité, la réduction de la demande d’énergie et l’appropriation par les consommateurs de la question énergétique. Enercoop propose ainsi à tous un contrat de fourniture d'électricité avec un approvisionnement direct et exclusif auprès de producteurs d'énergie renouvelables. Mais surtout, Enercoop vise à proposer aux citoyens d'investir dans la production locale d'électricité, via un maillage de coopératives régionales en cours de création, et de s'impliquer dans la gestion et la vie de ces coopératives.

 

Un approvisionnement 100 % renouvelable...


Enercoop est le seul fournisseur à s'approvisionner exclusivement et directement auprès de producteurs d'énergies renouvelables (éolienne, hydraulique, photovoltaïque et biomasse). Or ces énergies comportent de multiples avantages. D'un point de vue écologique et sanitaire d'abord, leur impact est faible et maîtrisé. Par ailleurs, leur compétitivité, déjà atteinte pour l'hydraulique, progresse pour les autres : les énergies renouvelables sont basées sur l'utilisation de ressources disponibles en quantité illimitée et vont encore bénéficier d'avancées technologiques dans les prochaines années.

Face à l'augmentation à venir des coûts des combustibles fossiles et du nucléaire, la compétitivité devrait être atteinte pour pratiquement toutes les énergies renouvelables à l'horizon 2020.

Pour un prix stable au consommateur.

Dans un contexte de hausse inéluctable et annoncée des prix de vente d'électricité, Enercoop vise à proposer un prix stable et accessible au consommateur, grâce à un approvisionnement sécurisé, des frais de structure faibles et des bénéfices réinvestis dans l'entreprise. Son voisin européen, la coopérative belge Ecopower, propose depuis 1999 une électricité d'origine 100 % renouvelable, à un prix inférieur à ses concurrents. Enercoop n'a depuis le début de son activité en 2006 jamais augmenté ses prix (hors transport et taxes).
Selon Patrick Behm, PDG d'Enercoop, «il est temps de se tourner vers une solution énergétique dont les bénéfices écologiques, sanitaires, économiques et sociaux sont désormais prouvés. Une autre énergie est possible ! »

Pour plus d'informations : www.enercoop.fr

Le moyen le plus dangereux pour faire bouillir de l’eau : un article de Libération du 23 mars 2011 sous la plume de Bernard laponche sur l'énergie nucléaire très éclairant!

"Le caractère mystérieux de l’énergie nucléaire et l’aura scientifique qui l’entoure masquent pour beaucoup la réalité de son utilisation dans les centrales nucléaires : il s’agit de chauffer de l’eau sous une pression suffisante ou de la faire bouillir afin de produire de la vapeur, produisant à son tour de l’électricité grâce à un turboalternateur, comme dans une chaudière à charbon. Un réacteur nucléaire est une chaudière dans laquelle la chaleur, au lieu d’être produite par la combustion du charbon par exemple, est produite par la fission des noyaux d’uranium 235 contenus dans le combustible (des « crayons » d’uranium ou d’oxyde d’uranium). La fission est en quelque sorte une explosion du noyau d’uranium, provoquée par sa rencontre avec un neutron qui donne naissance à des produits de fission, morceaux du noyau initial, et à quelques neutrons qui, à leur tour, vont provoquer des fissions dans les noyaux voisins : c’est la réaction en chaîne. Ces produits de fission sont propulsés à grande vitesse par cette explosion, provoquant la montée en température du combustible. Ils sont instables et par conséquent fortement radioactifs, émettant des rayonnements qui produisent à leur tout un réchauffement du combustible. L’entretien de la réaction en chaîne dans le réacteur permet de chauffer l’eau ou de la faire bouillir sous une pression suffisante pour produire de la vapeur permettant ensuite de produire de l’électricité. Dans les réacteurs du type de ceux équipant presque toutes les centrales nucléaires au monde, la chaleur du combustible est évacuée par de l’eau (réacteurs à eau sous pression) ou par la vapeur produite par l’ébullition de l’eau (réacteurs à eau bouillante).

Tout l’objet d’un réacteur nucléaire est donc de produire cette chaleur. L’inconvénient est que cette production de chaleur est accompagnée de la production de matières radioactives extrêmement dangereuses et l’objet de la sûreté nucléaire est d’empêcher que ces matières radioactives s’échappent du réacteur du fait d’un accident qui détruirait les protections du milieu contenant les combustibles et dans lequel se produit la réaction en chaîne, le « cœur » du réacteur. En situation normale, par exemple pour remplacer les combustibles usés par des combustibles neufs, ou en situation d’alerte par rapport à un accident possible pour une cause externe ou interne, on arrête la réaction en chaîne grâce à des barres de contrôle dont le matériau absorbe les neutrons. Mais, du fait de la chaleur que continuent à produire les produits de fission radioactifs, il faut absolument continuer à refroidir les combustibles et donc à faire circuler l’eau de refroidissement. L’accident le plus redouté est la perte du refroidissement, soit du fait de défaillances techniques dans le fonctionnement des systèmes de sécurité (accident de Three Mile Island aux Etats-Unis en 1979), soit du fait de la perte d’alimentation électrique des pompes (défaillance du réseau, non fonctionnement des diesels de secours, par exemple à cause d’une inondation ou de la destruction de la salle des machines, accident de Fukushima au Japon). Si le cœur du réacteur n’est pas refroidi, la chaleur résiduelle, qui reste considérable, conduit à la détérioration du combustible qui peut aller jusqu’à fondre, partiellement ou totalement. Du fait d’un enchaînement de non fonctionnement de certains dispositifs techniques, à la production d’hydrogène, de fuites éventuelles, on arrive non seulement à la destruction interne du réacteur mais aussi à la projection à l’extérieur de quantités plus ou moins considérables de gaz et de matières radioactives.

Quel décalage effrayant entre le drame de Fukushima et l’objet de ces réacteurs aujourd’hui en perdition : faire bouillir de l’eau.

Il existe de multiples moyens de faire chauffer ou bouillir de l’eau et de produire de la vapeur à 300° (eau-vapeur dans un réacteur à eau bouillante) ou de l’eau sous pression à 320° (eau dans un réacteur à eau pressurisée), températures relativement basses, d’où le mauvais rendement des centrales nucléaires. Par la combustion du charbon (peu recommandée à cause des émissions de CO2) ou du gaz naturel (meilleur de ce point de vue du fait de la cogénération produisant de la chaleur et de l’électricité ou du cycle combiné, à haut rendement, pour la production d’électricité) mais aussi du bois, des déchets végétaux et du biogaz. On peut aussi capter le rayonnement solaire, concentré par des miroirs, pour produire de l’électricité (solaire thermodynamique).

Il existe aussi de nombreux moyens de produire de l’électricité sans faire bouillir de l’eau : hydraulique (barrages, fil de l’eau), éolien, solaire photovoltaïque, solaire thermodynamique (concentration par miroirs des rayons du soleil pour atteindre des températures suffisamment élevées), géothermie à haute température, énergies marines (marémotrice, énergie des vagues, hydroliennes utilisant les courants, énergie thermique des mers).

Certes, toutes ces techniques ne sont pas industriellement développées et certaines restent plus chères que les centrales thermiques, mais aucune n’a bénéficié des soutiens publics colossaux qui ont accompagné depuis l’origine le développement de l’énergie nucléaire. Toutes peuvent présenter certains risques mais aucune ne présente le danger terrifiant, étalé dans le temps et dans l’espace, de la catastrophe nucléaire.

L’on ne nous fera pas croire que l’ingéniosité humaine qui a su maîtriser le feu il y a 400 000 ans et a inventé et développé depuis des machines fort astucieuses (dont le vélo et le train sont parmi les plus remarquables) n’est pas capable de développer rapidement et à grande échelle l’utilisation de toutes ces énergies renouvelables.

On peut donc se passer du nucléaire, sans se priver d’électricité.

Et, de plus, et en particulier en France, la priorité qui s’impose, tant pour des raisons de sécurité énergétique que de risque climatique, de réduire les consommations d’énergie par la sobriété et l’efficacité énergétiques, s’impose aussi pour l’électricité : on peut et il faut réduire sa consommation, dans les pays les plus riches et pour les populations les plus riches.

Il y a quelques jours seulement, dans un grand quotidien français, quatre fervents supporters des centrales nucléaires ont écrit cette phrase terrible qui condamne à elle seule leur propre cause : « Il existera toujours et partout un scénario dans lequel une catastrophe comme celle de Fukushima pourra se produire ». Phrase au futur et non au conditionnel. Ainsi, il faudrait que l’humanité s’habitue à de telles catastrophes, « de temps en temps » (tous les dix ans ?) tantôt dans un pays, tantôt dans l’autre, le rythme d’occurrence s’accroissant probablement avec le nombre des pays qui choisiraient de construire des centrales nucléaires.

En bien non ! Un tel futur est inacceptable. Nous préférons construire et vivre un futur énergétique plus simple, plus sobre et plus ensoleillé".

Bernard Laponche – 21 mars 2011.

(Polytechnicien, Docteur en Sciences en physique des réacteurs nucléaires, expert en politiques de l’énergie et de maîtrise de l’énergie).

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